Question de femmes #3 – Green girl & contraception

Quand j’ai ouvert cet espace Question de femmes, j’ai forcément pensé à la contraception. Je savais que j’aborderais tôt ou tard le sujet sur le blog, puisqu’il fait partie des réflexions que j’ai eues et ai encore dans mon cheminement vers une vie plus saine et écologique. Seulement je ne savais pas sous quel angle. C’est un peu délicat de parler de mon expérience personnelle et, loin de moi l’idée de vous présenter certains contraceptifs comme étant meilleurs que d’autres, ni de vous dire ce que vous devez faire. Cet article, je ne le veux donc ni intime, ni trop orienté ni purement informatif – car je ne suis aucunement experte sur le sujet. Juste des pistes de réflexion pour faire les choix qui nous semblent les meilleurs pour nous-même en toute conscience.

 

contraceptionnom féminin

Méthode visant à éviter, de façon réversible et temporaire, la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde ou, s’il y a fécondation, la nidation de l’œuf fécondé.

 

Contraception & santé

Ce qui m’a d’abord le plus alerté quand j’en suis venue à me poser des questions sur la contraception que j’utilisais, ce sont les dégâts que celle-ci peut avoir sur notre santé.

Prenons en exemple la pilule et les préservatifs.

Aujourd’hui de plus en plus décriée, la pilule, même micro-dosée, se révêle être un véritable perturbateur endocrinien #sansblague Pour ma part j’en ai fait les frais, elle m’a un peu déglinguée à plusieurs niveaux. Bizarrement depuis que je l’ai arrêté il y a plusieurs années maintenant, je revis. Vraiment. Il faut dire que les effets indésirables sont nombreux : perte de libido, dépression immunitaire, allergies, candidose, accidents vasculaires cérébraux, anxiété, insomnie, panique, troubles de la concentration, problèmes de peau, rétention d’eau, kystes des ovaires, facilitation des maladies ou infections sexuellement transmissibles, etc. Sans parler de l’effet « bombe à retardement » et des cancers (sein, utérus, ovaires) potentiels. Et c’est valable pour tout moyen contraceptif hormonal (stérilet hormonal, implant, patch…).

Côté préservatifs et lubrifiants, ce n’est pas forcément mieux. Présence de parabènes et de nonylphénol, des molécules qui appartiennent aussi à la famille des perturbateurs endocriniens comme l’indique Générations Cobayes avec leurs 7 commandements de l’éco-orgasme (à lire !). Les parabènes sont par exemple des allergisants puissants, et c’est encore pire au niveau des muqueuses. Réjouissant, n’est-ce pas ?

 

Heureusement il existe des préservatifs & lubrifiants beaucoup plus cleans, notamment Fair Squared, Aquasilice GelsBIOglideRitex ou encore LOVEME Bio qui est certifiée Nature & Progrès. Des solutions plus saines et écologiques. Ou alors pensez à l’huile de coco, un merveilleux lubrifiant 100% naturel – non compatible avec les préservatifs cependant.

 

Bien évidemment, les effets – positifs et négatifs – de chaque méthode contraceptive varient d’une femme à une autre. Gardez tout de même à l’esprit que si vous semblez bien tolérer ce que vous utilisez à un moment T, l’accumulation en fait souvent un cocktail explosif quelques temps plus tard. La fameuse bombe à retardement. Prenez soin de vous et voyez ce que vous acceptez ou non pour votre corps ❤ A titre informatif, certaines méthodes n’utilisent ni hormones, ni cuivre, ni latex, comme la sympthotermie.

 

Contraception & environnement

Outre les dommages pour la santé, certaines méthodes contraceptives dégradent notre belle planète. Ne serait-ce que par tous les déchets qu’elles générent. Vous connaissez mon amour et mon respect pour la nature, et le poids que cela représente dans tous mes choix et gestes au quotidien.

La pilule est pointée du doigt. Du point de vue écologique cette fois-ci. Les hormones synthétiques sont en effet rejetées par les urines des femmes dans les eaux. Cela provoque une féminisation des poissons, un phénomène qui touche rivières et océans. C’est quand même dingue, ça me fend littéralement le cœur ! Plusieurs chercheurs ont pu observer ces dernières années qu’un certain nombre de poissons mâles se mettaient à produire des œufs dans leurs testicules. De même, ils constatent une hausse de la féminisation des poissons, notamment des gardons, depuis les quinze dernières années, et ce dans toutes les rivières françaises. La faute incombe aux perturbateurs endocriniens, qui modifient le fonctionnement reproductif normal des poissons. Ces polluants se retrouvent aussi bien entendu dans les poissons que l’on mange, mais aussi dans l’eau du robinet et donc in fine dans notre corps. 

Les préservatifs ne sont pas non plus vraiment eco-friendly. Seul moyen efficace de se prémunir des maladies sexuellement transmissibles, les préservatifs sont incontournables. Mais s’ils vous protègent, ils sont loin de protéger l’environnement. Avec plus de 4 milliards de préservatifs fabriqués chaque année, ce sont des tonnes de déchets non biodégradables qui finissent à la poubelle, ou pire, dans la nature. Les préservatifs classiques que l’on retrouve dans les commerces sont fabriqués en plastique (polyuréthane), dérivés du pétrole, ou, plus encore, en latex synthétique fabriqué en Thaïlande et auxquels on ajoute des conservateurs, arômes et autres stabilisants chimiques. Rien de très naturel. En plus, ils ne sont pas vegan car on y trouve de la caséine, fabriquée à partir de produits animaux. Raisons supplémentaires pour passer aux versions éco-conçues et naturelles !

Même si j’aborde beaucoup les cas de la pilule contraceptive et des préservatifs ici, cela ne veut pas dire que je privilégie ou vous invite à privilégier d’autres moyens de contraception. Ils ont, certainement eux aussi, des effets indésirables sur la santé et l’environnement. Faites vos propres choix 💋

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Une contraception idéale ?

Il me semble d’ailleurs qu’il n’y ait pas de contraception idéale. Je me trompe peut-être, mais chaque moyen de contraception a selon moi des avantages comme des inconvénients. Qui évoluent selon notre situation et diffèrent selon les personnes. Aussi faut-il faire un choix en fonction de ce qui nous convient le mieux, aujourd’hui. Fiabilité, santé, praticité, écologie, éthique, préférence personnelle … Tant de critères à prendre en compte.

On peut très bien ne pas avoir envie de s’empoisonner aux hormones et se tourner vers les préservatifs. Mais eux aussi sont bourrés de produits polémiques pour la santé, comme je vous le disais plus haut. Alors que faire ? Utiliser des préservatifs bio, éco-conçus ? OK, mais ça fait toujours des déchets. Et c’est un budget. Ce n’est pas non plus le plus pratique. Etc etc… Vous voyez ? Avantages. Inconvénients. On pèse sur la balance. On ajuste avec l’expérience.

Le tout est donc de trouver ce qui nous va, et ce en étant bien informée et en restant à 100% libre de son choix, pour le faire en toute conscience.

Je crois que cette phrase résume tout, non ? Bon, pas sûre que ce soit le cas pour tout le monde malheureusement, entre le point de vue d’un partenaire éventuel et de certains proches, le discours biaisé des gynécos & autres professionnels de santé, et des médias, ou encore certaines méthodes de contraception inconnues du grand public car non rentables. Il me semble donc essentiel de s’informer par soi-même sur ce domaine si important, pour jouir en toute liberté, mais surtout en pleine santé.

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J’espère que cela vous amènera à vous renseigner encore davantage par vous-même et vous permettra de faire ce choix intime de la contraception en toute conscience et avec respect 💚🌿

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Place à l’échange !

Quelle est votre réflexion sur le sujet ?

Quels sont vos choix et expériences en matière de contraception ?

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Naturellement,

Fanny

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33 Commentaires ont été rédigés pour “Question de femmes #3 – Green girl & contraception

  • Bonjour Fanny,

    Merci pour ces pistes de réflexion et ces informations apportées très intéressantes !

    Je me documente sur la question depuis un petit moment moi aussi et j’en suis arrivée a la même conclusion : il n’y a l’air de ne rien avoir d’idéal. C’est désespérant, les femmes sont vraiment négligées …

    Personnellement je suis convaincue que ma pillule meme si elle est micro dosée a de gros effets néfastes sur moi : j’ai de plus en plus d’allergies a TOUT, des grosses tendances à déprimer, des grosses angoisses …etc.
    Je suis sûre que c’est lié a cela et j’aurais voulu arrêter mais par quoi la remplacer …. Mystère

    De plus les professionnels de santé font du forcing et refuse d’orienter les femmes vers de nouvelles contraceptions etc …

    Bref, c’est vraiment navrant.
    Je souhaite neanmoins approfondir mes recherches sur le stérilet en cuivre. J’ai lu autant de bien que de mal. Il serait sans hormones mais certaines femmes ne supporterait pas le cuivre … A voir donc.

    Il faut trouver ce qui va le mieux a chaque femme, c’est ça le principal.

    Cordialement

    • Merci pour ton partage Fanny, il est vrai que nous sommes mal informées et qu’il n’y a pas de solutions miracle (du moins pas à ma connaissance 😉 ). C’est déjà un grand pas de s’être posée les bonnes questions et de se renseigner sur le sujet.

      A bientôt !

      • Oui voilà, la base de tout c’est la réflexion. et j’espère que chacune d’entre nous trouvera ce qui lui conviendra le mieux.

  • Ton article est intéressant. Il est vrai que la pilule a tellement d’effets indésirables qu’il est difficile d’en trouver une adéquate. La méthode la plus naturelle de savoir compter les jours reste la meilleure pour ma part mais rien n’écarte le risque de retomber enceinte !

  • Tu as raison, chaque femme est unique et doit choisir le mode qui lui convient le mieux car 2 personnes ne réagiront pas de la même façon au même produit et n’auront pas les mêmes besoins…. La pilule que je prends par exemple n’est pas idéale car elle empêche l’arrivée des règles mais à côté de ça, elle m’a permis de ne plus avoir les horribles migraines dont je souffrais tous les mois et contre lesquelles je ne trouvais pas de remèdes. Et j’ai la chance de ne pas avoir d’effets secondaires, à ma connaissance en tous cas, alors en attendant de pouvoir faire mieux, je continue même si je préférerais m’en passer…

  • Personnellement, je suis dans une transition minimaliste et zéro déchet depuis quelques mois mais c’est vrai que j’avais mais alors PAS DU TOUT pensé à la contraception. Pour nous c’est le préservatif, et c’est vrai que je ne pense pas à regarder la composition d’un préservatif… Je n’arrive pas à croire ce que j’utilise

    • Bonjour Alice, c’est normal d’y aller étape par étape et de ne pas penser à tout d’un coup 🙂 Tu as plusieurs références de préservatifs plus sains et plus écolo dans l’article.

  • Bonjour Fanny,
    Après plusieurs années de recherche, je pense avoir personnellement trouvé la solution miracle pour moi : la symptothermie !

    Cette méthode, tatalement écologique et naturelle, permet d’analyser ses cycles pour connaitre ses périodes de fertilité (et les multiples changements que connait le corps : fatigue, irritabilité, rétention d’eau, etc.).

    En période fertile (c’est à dire seulement quelques jours par mois en réalité), libre à chacune de choisir d’utiliser un préservatif (en latex naturel, comme ici : http://symptos.ch/materiel/preservatif-lelo-hex.html), le caya (https://www.caya.eu/home-fr-BE), ou même l’abstinence pour les plus courageuses !

    La Fondation Sympto en Suisse permet des suivis et des formations avec des conseillères. J’en suis à mon 7e mois et je suis ravie : je suis beaucoup plus à l’écoute de mes sensations et en connexion avec moi-même, et je me sens enfin en accord avec mon corps et avec mes convictions 😉

    • Merci pour ton partage Ann !
      En effet c’est une méthode naturelle qui convient à beaucoup de femmes, cependant même celle-ci a ses inconvénients, comme le risque toujours présent de tomber enceinte. En tout cas j’aime personnellement beaucoup le fait qu’elle reconnecte les femmes à leur corps et à leur cycle si précieux.

      • La méthode symptothermique affiche un indice de Pearl (taux de grossesses non planifiées) comparable à celui des contraceptifs hormonaux 😉

        D’après les études menées sur 20 ans, la symptothermie affiche un indice de 0,4% (0,3% pour la pilule, lorsqu’on ne l’oublie pas…).

        Mais il est vrai que cela demande un important travail d’observation de soi et une régularité dans les différentes prises de mesures… mais c’est vraiment un coup à prendre et on prend rapidement confiance en ces observations (surtout lorsqu’elles sont validées par une conseillère !).

        • Ça a l’air très intéressant !
          Sais tu s’il y a des institutions en France pareil a celle en Suisse ?
          Je vais rechercher de mon coté.

          • bonjour Ann et Fanny, merci pour ce partage intéressant. J’en étais arrivée à la même conclusion l’année dernière (sachant qu’en fait je n’ai jamais pris la pilule de toute ma vie car j’ai déjà reçu assez de produits chimiques donc juste l’idée de me dérégler à nouveau le corps m’a toujours bloqué) mais le preservatif ne me convient pas trop non plus… j’ai acheté le thermomètre, etc. mais toute seule j’avoue que je ne suis pas très confiante. Je voulais suivre une formation ou rencontrer une conseillère, je vais aller voir du côté suisse mais si des assos organisent cela en France, ce serait génial… bonne journée!!

          • Bonjour,

            Pin-up bio en parle dans son blog et organise une conférence à Angers début novembre.

            http://www.pinupbio.com/enfin-une-contraception-efficace-et-non-dangereuse-pour-les-femmes-et-les-hommes-la-symptothermie/

            Personnellement, j’utilise un stérilet hormonal après 10 années de pilule. C’est compliqué de trouver une solution « écologique » car à chaque fois il y a du bon et du moins bon. Et la crainte de la grossesse non désirée qui prime…

  • Personne ne parle du stérilet au cuivre ?
    En matière de contraception, de santé (pas d’hormones) et d’écologie (5 ans avant de le renouveler), je ne vois pas mieux…! En tout cas, pour moi, passés les 6 mois d’adaptation de mon corps (de petits saignements intempestifs), je n’ai rien à en redire ! Il est parfait. Après je sais que cela dépend du corps de chacune, on a pas toutes la chance de bien l’accepter, mais pensez-y ! Même les nullipares peuvent s’en faire mettre un.

    • Tout à fait, le stérilet en cuivre est une autre solution qui convient à beaucoup de femmes, ayant eu des enfants ou non.
      Beaucoup d’avantages, mais aussi des inconvénients, tels que des douleurs pendant et suivant la pose, des règles plus douloureuses, longues, abondantes, etc… Bien entendu cela dépend de chacune !
      Je me pose aussi la question, d’un point de vue santé, d’avoir du cuivre dans l’utérus pendant 5 ans (voire plus si on le renouvelle), mais je n’ai pas la réponse.

      • attention, la prise d’anti inflammatoire quand on a un steriliet en cuivre, le sterilet va provoquer une inflammation de la paroi de l’uterus, ce qui va empecher la nidificartion, donc il y a un risque de grossesse

  • J’ai d’abord utilisé des préservatifs puis la pilule 2 ans mais je l’oubliais souvent et comme je voyageais régulièrement je ne savais pas comment faire avec le décalage horaire. On m’a alors conseillé l’anneau vaginal que j’ai utilisé pendant 3 ans. Ensuite, à 26 ans, j’ai eu mon 1er stérilet (je précise que je n’ai pas d’enfant) et ca a été une révolution. Plus besoin de penser à la contraception (quelle liberté !) et surtout j’ai redécouvert ma libido ! Je viens de le changer, c’est reparti pour 5 ans. Les inconvénients : la pose est douloureuse (mais ça ne dure pas longtemps) et au début ça a changé mes règles. J’ai commencé à avoir des douleurs de règles (alors que je n’en avais jamais eu depuis mes 12 ans) et elles étaient plus abondantes et plus longues. Mais ça a continué d’évoluer pendant ces 5 premières années : mes règles sont redevenues moins abondantes et moins douloureuses. En fait, on évolue tout le temps. Je vous conseille cet article (en anglais) : https://www.shethinx.com/blogs/womens-health/you-change-but-does-your-period-stay-the-same
    Je ne souhaite pas avoir d’enfants et je pense que dans 5 ans, j’opterai pour une méthode plus « radicale ». Je vais essayer de me renseigner sur les différentes possibilités.
    Un point de vue intéressant d’un autre pays : une amie qui vit au Québec m’a dit que là-bas une fois que le couple a eu le nombre d’enfants désiré, très souvent c’est l’homme qui assume la contraception en ayant recours à la vasectomie. Ils voient ça comme une sorte de partage des tâches : c’est la femme qui a assumé la contraception pendant les premières années, elle qui a porté les enfants, ensuite c’est à l’homme de faire sa part.
    Bonne recherche à toutes ! 😉

  • Bonjour Fanny,

    Merci pour cet article ! Je me pose souvent la question, n’ayant jamais pris la pilule de ma vie.
    En cherchant un préservatif féminin je suis tombée sur une cape. https://www.kisskiss.ch/fr/cape-cervicale-contraceptive
    est-ce que qqun en a déjà entendu parler ? C’est réutilisable, donc pas de déchet, et mécanique donc pas d’hormones.
    J’aimerai bien ton avis.

  • Bonjour !
    Merci pour toutes ces bonnes informations !
    Personnellement, je prend la pilule Yaz comme moyen contraceptif depuis plusieures années.
    C’est une pilule faiblement dosée, dans la lignée de Jasmine & Jasminelle. Ces pilules de 4ème génération contiennent de la drospirénone, un progestatif de dernière génération.
    Considérée comme la pilule miracle pour beaucoup de femmes, médecins et sites internet, Yaz est censée diminuer les méfaits des pilules classiques. Par son effet diurétique, la pilule Yaz diminue les symptômes & syndromes pré-mensuels (migraine, irritabilité, troubles du sommeil…) Cette pilule contient vraiment très peu d’Œstrogène (éthinylestradiol) ; pas de prise de poids, acnée diminuée et règles moins abondantes, elle me convient très bien !
    Je suis ouverte à découvrir de nouvelles méthodes, mais pas forcément toujours rassuré pour les essayer, c’est plaisant d’avoir divers avis sur le sujet merci !

    • Hum, attention au marketing autour de ces nouvelles pilules … 😉

      • Personnellement je suis satisfaite de ce nouveau type de pillule, à la visée plus respectueuse. Je n’ai pas d’effet secondaire et me permet de recommander ce type de contraceptif car il fonctionne bien pour moi donc j’en parle d’expérience sur plusieures années 🙂

  • Bonjour Fanny,
    Merci d’abordé ce sujet délicat mais ô combien important! Je suis heureuse de voir que l’on peut enfin exprimer des doutes sur la pilule sans être tout de suite traitée de fanatique religieux 🙂

    En tant qu’ostéopathe, j’observe fréquemment les dégâts de la pilule sur la santé des femmes… et je suis sûre que les hommes, qui boivent l’eau du robinet, doivent aussi en subir les conséquences, comme les poissons mâles…

    Le stérilet n’a pas davantage mon approbation: il crée une inflammation permanente des tissus, qui se contractent (ce qui donne par exemple des lombalgies) et peuvent, à la longue, empêcher une naissance ou carrément déclencher un cancer. Bref, c’est loin d’être la panacée annoncée par beaucoup de médecins…

    En tant que femme, j’utilise la méthode Billings (un peu comme la symptothermie, mais un peu moins contraignante). Le but est d’identifier les périodes de fertilité, et de décider EN COUPLE (eh oui, l’homme aussi a sa place et sa responsabilité dans l’affaire!) des choix à faire. Le préservatif peut sembler une bonne option, mais je peux assurer que l’abstinence, qui demande juste un peu de courage, est une belle pédagogie: on est obligé d’exprimer son amour d’une manière différente, par exemple par un ciné, des jeux ensemble… bref, cela laisse la place à l’inventivité la plus complète! Et quelle joie de se retrouver ensuite lors des périodes infertiles!

    Pardon pour ce pavé, mais ce beau sujet mérite tout notre respect et notre attention bienveillante! Et je précise que je respecte entièrement le choix de chacune…

  • Bonjour, merci pour cet article.
    L’idée me taraude depuis quelque temps aussi de passer à quelque chose d’un peu plus écolo.
    De mon côté, avant la naissance de mon fils je ne prenais déjà plus de pilule, puisque cette dernière a mis à mal ma thyroïde… avec de gros dysfonctionnement. Le problème majeur c’est que j’avais un compagnon qui ne supportait pas les préservatifs (pas de problèmes d’allergies hein, disons juste que la machine fonctionnait moins bien)…
    Et depuis la naissance de mon fils, je n’ai pas repris de contraceptifs, je ne supporte pas les hormones de synthèse, perte de poids, dégoût alimentaire, nausées, bref je vous en passe. Alors avec mon nouveau compagnon, nous préférons le préservatif, afin d’éviter l’arrivée précoce d’un petit loup, le seul soucis, c’est que je ne trouve pas que ce soit très « écolo », on a un objectif zéro déchet dans la salle de bains, alors bon avec les préservatifs déjà c’est mort on n’y arrivera pas !
    J’aurais aimé être adepte de l’abstinence en période de fécondité, mais je suis tombée enceinte de mon premier alors que j’étais censée ne pas être en période de fécondité justement ! J’ai des cycles hyper réguliers, à l’heure près, et là je peux vous dire que je n’ai pas compris ..

    • Justement, il existe des préservatifs sains et écolo, une bonne alternative ! J’ai mis quelques références dans l’article mais ce n’est pas exhaustif.

      Et oui on peut tomber enceinte même en dehors de notre période de fécondité (d’où les réticences de nombreuses femmes pour la symptothermie et méthodes similaires), et même en se protégeant avec un préservatif ou en prenant un moyen de contraception. Cela arrive !

  • Merci pour cet article très intéressant Fanny. Je prends la pilule depuis 15ans et cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les effets néfastes que ce petit cachet journalier peut avoir sur moi… J’ai pas mal de petits soucis de libido/hypersensibilité depuis bientôt 3ans et même si mon gynécologue a émis l’hypothèse que ça pouvait venir de ma contraception, il ne me l’a pas changé pour autant…
    Avec mon mari, on commence à parler bébé. Je vais arrêter la pilule (qui je le sens me détraque pas mal ces derniers temps) mais j’aurai aimé attendre quelques mois avant de tomber enceinte. Je pense me renseigner sur la symptothermie, l’idée de devoir écouter et observer mon corps me paraît être une très bonne idée. Et si cela ne nous convient pas on cherchera autre chose en attendant d’être prêts à accueillir un petit bébé

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