Et si on décryptait le greenwashing ?

Les Petites Choses de Fanny

Pour faire simple, le greenwashing désigne la tendance actuelle des entreprises à se promouvoir comme vertes à travers leur image de marque, packaging, produits, services etc… alors qu’elles ne le sont pas forcément. Le terme anglophone vient de la contraction des mots « green » qui signifie « vert » et de « brainwashing » qui signifie « lavage de cerveau ». Plus parlant, le greenwashing se dit mascarade écologique en québécois. On peut donc parler de manipulation, de tentative de tromper les consommateurs à l’heure où ces derniers veulent des produits plus verts, bio, sains, écolos et j’en passe.

Dénoncé depuis les années 1990, le phénomène a eu sa période de gloire dans les années 2000, où l’argument écologique a été mis en avant de manière abusive. En effet, le respect de l’environnement et le développement durable sont des valeurs montantes en communication, qui reflètent la prise de conscience globale qui a eu lieu ces dernières années, mais bien souvent en décalage avec les engagements réels des marques. Aujourd’hui, même si la réglementation est plus sévère sur ce sujet, le greenwashing est toujours présent, et toujours plus subtile. Alors comment le démasquer ?

Ne tombez pas dans le panneau !

Entrez dans une boutique The Body Shop, L’Occitane en Provence ou Lush (entre autres) et observez par vous-même. Partout, des arguments verts, écolos : pas de tests sur les animaux, des ingrédients naturels annoncés fièrement sur les packagings, des noms de gammes de type « J’aimelanature » ou « Vivelesplantes », des packagings verts avec du gazon moelleux dessus et même des pâquerettes en vitrine. On a envie de les applaudir, de leur dire MERCI pour la planète, MERCI pour ma peau, MERCI pour l’éthique.

Maintenant sortez votre loupe. Et regardez au dos des produits, vous savez la petite liste des ingrédients écrits en nom scientifique ou latin. Qu’est-ce que vous voyez ? BAM ! Des silicones, des parabens, des sulfates, des ingrédients issus de la pétrochimie, du plastique (?!!!), etc … bref des tas d’ingrédients chimiques et synthétiques. Outre les dégâts que ces éléments peuvent avoir sur votre peau ou cheveux, ils ne sont pas du tout bénéfiques pour la planète car leur fabrication est très polluante (bonjour l’empreinte carbone) et pour peu qu’il s’agisse d’un produit qui se rince, je vous raconte pas tous les trucs pourris qui sont envoyés dans les eaux usagées. Les ingrédients naturels si bien mis en avant par les équipes marketing sont bel et bien là, mais il s’agit malheureusement d’un tout petit pourcentage qui ne justifie ni leur action cosmétique ni leur appellation « naturelle ». Autre élément souvent rencontré : des packagings qui ne sont pas fabriqués de façon écologique et qui plus est, ne sont pas recyclables, ou encore de faux écolabels pour nous induire en erreur, oui Madame !

Comment s’en sortir ?

Pour éviter cette manipulation visuelle, fiez-vous seulement à deux valeurs sûres :

  • Les labels

Cosmébio, Ecocert, BDIH, Nature et Progrès, AB … Ces labels ne sont délivrés que si le produits respecte scrupuleusement un cahier des charges. Un produit certifié, c’est la garantie d’avoir une composition clean (presque 100% bio) et le respect de l’environnement.

  • La liste des ingrédients

A force de vous pencher sur la question, vous arriverez à détecter facilement certains noms de composants nocifs dans la liste au dos des produits quand vous ferez votre shopping. Il peut être pratique d’avoir sur soi une petite liste des ingrédients à bannir absolument. Je vous invite aussi à consulter le site laveritesurlescosmetiques.com qui permet d’entrer la liste INCI de vos produits pour savoir s’ils sont bons ou pas. Vous avez également accès à des compositions de produits passées au peigne fin, des comparatifs, etc…

On le sait, la publicité envahit le quotidien (entre 500 et 2000 messages publicitaires nous touchent chaque jour). Pour s’en détacher et pouvoir consommer de manière plus réfléchie, en évitant le greenwashing par exemple, le meilleur moyen est d’être informé. Si vous connaissez les stratégies des marques, les mauvais ingrédients, les labels, etc. vous possédez déjà une précieuse source d’information. Je parle de beauté et de cosmétiques dans cet article, mais le greenwashing est pratiqué dans tous les secteurs : alimentation, électroménager, bricolage, automobile, etc… Alors regardez bien autour de vous 😉

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Je suis déjà tombée dans le panneau plein de fois…

Vous aussi ça vous est arrivé de croire qu’un produit est naturel, bio, vert, clean et de vous faire avoir ?

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